Bienheureuse Jeanne Dark

Simon Emond (Métabetchouan)

Résidence

Du 1 avril 2022 au 1 mai 2022

Saint-Henri-de-Taillon, Hors les murs

On le sait, mais on y porte peu attention : le lac Saint-Jean est un réservoir hydroélectrique, aménagé comme tel en 1926 lors de la fermeture des vannes de la centrale d’Isle-Maligne. Ce lac est donc la résultante d’une inondation, celle de terres agricoles fertiles, de lieux de rassemblements autochtones et de villages, comme celui de Bienheureuse-Jeanne-d’Arc. Qu’en est-il aujourd’hui de la mémoire de ces lieux disparus? Peut-on penser le devenir de notre territoire à la lumière des événements passés? Plus encore, l’art, quand dans son processus même il se met à l’écoute, peut-il déplacer ce que nous croyons avoir le droit d’observer? Et la photographie, exposée dans le territoire, peut-elle modifier notre regard sur celui-ci, et l’inverse?

Issu de cette histoire, procédant de ces questionnements, Bienheureuse Jeanne Dark est, dans un premier temps, un projet de recherche et création photographique et par la suite, une exposition in situ dans le Parc national de la Pointe-Taillon. Établi en partenariat avec la Sépaq et Langage Plus, ce projet a pour point de départ la disparition du village de Bienheureuse-Jeanne-d’Arc, sis sur les lieux de la Pointe-Taillon.

L’artiste tient à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec, la MRC Lac-Saint-Jean-Est et Culture Saguenay-Lac-saint-Jean.

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