Fanny Latreille, Détails de Sans titre, 2024.

Nous brûlerons les ponts qui nous sont coupés

Fanny LATREILLE (Montréal)

Exposition, Terminé(e)

Du 22 mars 2024 au 31 mai 2024

Salle principale

Vernisage le 22 mars 2024, 17:00

Les projets de Fanny Latreille se manifestent comme des expositions-essai, ou des expositions-documentaire, dans lesquelles elle explore les modes de représentation de la non-fiction. Sa démarche est nourrie par des individus, des communautés et le rapport culture-histoire-politique. En déclinant sous plusieurs formes un sujet, elle matérialise une agrégation mentale par laquelle elle tente de définir le sens culturel de l’image.

Nous brûlerons les ponts qui nous sont coupés exhorte au lâcher prise et à l’hardiesse qu’offrent la nuit, la fête, le désordre et l’abandon. Inspirée du charivari moyenâgeux et de ses expériences de l’underground alsacien et montréalais, Fanny vacille entre un persona rebelle qui se soustrait à l’injonction de productivité et celui d’une personne qui se conforme à une vie rangée.

C’est pourtant à partir de ces tiers lieux, entre culture et contre-culture, que nous pouvons être les deux à la fois.

L’artiste remercie Joevin Bauvais, Sébastien Goyette Cournoyer, Pauline Ebel (soie lait), l’Atelier Circulaire, les Ateliers Bellevilles, l’Atelier La Coulée, L’imprimerie, Sagamie et toute l’équipe de Langage Plus pour leur soutien indéfectible ou leur aide à un moment ou l’autre de la création.

L’ARTISTE

Fanny Latreille est née et réside sur le territoire non cédé connu sous le nom de Tiohtiá:ke / Mooniyang / Montréal. Sa pratique interdisciplinaire gravite autour d’une approche documentaire de l’exposition. En déclinant sous plusieurs formes un sujet, elle matérialise une agrégation mentale par laquelle elle tente de définir le sens culturel de l’image. En général, c’est le rapport culture-histoire-politique qui motive son processus de recherche-création. Ainsi, elle a un intérêt marqué pour les manifestations culturelles et sociales qui nous mènent par-delà du temps.

Depuis 2020, elle détient une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Ses œuvres ont été présentées lors d’expositions individuelles et collectives ainsi que dans des programmations vidéo, au Canada et en France, notamment: au Centre Européen d’Action Artistique Contemporaine (Strasbourg, FR), à la Galerie de l’UQAM (Montréal, QC), au Centre des arts actuels Skol (Montréal, QC) ou à Forest City Gallery (London, ON). Son travail a été récompensé par les bourses d’excellence Omer De Serres (2012), Robert Wolfe (2013), François-Xavier-Marange (2019) et a été soutenu par le Conseil des Arts et Lettres du Québec. 


EXHIBITION

Fanny Latreille’s projects manifest as trial exhibitions or documentary exhibitions, in which she explores modes of non-fiction representation. Her approach is nourished by individuals, communities and the cultural-history-political relationship. By exploring a subject through various forms, she materializes a mental aggregation through which she seeks to define the cultural meaning of the image.

Nous brûlerons les ponts qui nous sont coupés (Burning the bridges that separate us) incites us into letting go and embracing the boldness offered by the night, the celebration, the disorder and the abandon. Drawing inspiration from the medieval charivari and her experiences in the Alsatian and Montreal underground scenes, Fanny oscillates between a rebellious persona that rejects the injunction of productivity and that of a person conforming to an orderly life.

It is, however, from these third spaces, between culture and counterculture, that we can be both at once.

The artist would like to thank Joevin Bauvais, Sébastien Goyette Cournoyer, Pauline Ebel (Soie Lait), Atelier Circulaire, Ateliers Bellevilles, Atelier La Coulée, L’imprimerie, Sagamie and the entire team at Langage Plus for their unwavering support or assistance at one point or another during the creation.

THE ARTIST


Fanny Latreille is born and resides in the unceded territory known as Tiohtiá:ke / Mooniyang / Montréal. Her interdisciplinary practice revolves around a documentary approach to the exhibition. By declining a subject in several forms, she materializes a mental aggregation by which she tries to define the cultural meaning of the image. In general, it is the culture-history-politics relationship that motivates her research-creation process. Thus, she has a marked interest in the cultural and social manifestations that take us beyond time.

Since 2020, she has a master’s degree in visual and media arts from UQAM. Her work has been featured in solo and group exhibitions as well as in video programming in Canada and France, including: CEAAC (Strasbourg, FR), Galerie de l’UQAM (Montreal, QC), Centre des arts actuels Skol(Montreal, QC) or at Forest City Gallery (London, ON). Her work has been recognized with the Omer De Serres (2012), Robert Wolfe (2013), François-Xavier-Marange (2019) excellence grants and has been supported by the Conseil des Arts et Lettres du Québec.