Plan rapproché « Être précaire», 2020, ©Ysé Raoux

Être précaire

Ysé RAOUX (Chicoutimi)

Exposition, Terminé(e)

Du 26 mars 2021 au 30 mai 2021

Salle projet

Vernisage le 26 mars 2021, 15:00

Veuillez noter qu’il n’y aura pas de vernissage. Cependant, l’artiste sera sur place pour rencontrer les visiteurs lors du lancement le vendredi 26 mars, de 15 h à 18 h. En respect des normes sanitaires en vigueur, les places seront limitées.


 

«Considérant ma “conception” –l’échéance à partir de laquelle je suis (je suis, c’est-à-dire mon être non  seulement est, mais est nommément distinct), j’aperçois la précarité de l’être en moi.»–Georges Bataille, OC VI, 444.

 

Issu d’une exposition de fin de maîtrise, Être précaire n’est pas la fin d’une recherche ; c’est un des nombreux paliers permettant d’ériger un cercle plus ou moins large autour de la représentation de la mort.

C’est un état qui concerne le vivant comme l’artificiel se trouvant dans un moment de fragilité. Le végétal, révélé par la dégradation, existe dans sa nouvelle forme. La fleur fanée est.

Être précaire, c’est être constamment sur un fil. État altérant la relation au temps et au lieu, il renvoie à la question de l’être, du devenir et à la transition. Malgré l’intégrité altérée, subsiste-t-il quelque chose au-delà du périssable ?

Les objets ici sont précaires et mouvants, ils forment des tableaux où végétaux se croisent et s’entrecroisent, emplissant l’espace et s’unissant à la lumière. Ils donnent à voir une vérité où beauté et poésie laissent comme un arrière-goût de douce morbidité.

 

Mot de l’artiste:
Je remercie Langage Plus de me donner l’opportunité d’évoluer dans un contexte professionnel pour la fin de mes études de maîtrise. Merci aux Ateliers de production en art actuel TOUTTOUT de soutenir la création d’art actuel en région et enfin merci à l’Université du Québec à Chicoutimi, plus particulièrement à mon directeur de recherche Mathieu Valade pour son soutien, à l’ensemble des professeurs du module des arts ainsi qu’aux technicien·ne·s pour leur aide précieuse.

 


 

EN

“Considering my “conception” – the loss from which I exist (I exist, which does not simply mean that my being exists, but that it is clearly distinct), I notice the precariousness of the being within me.”–Georges Bataille, OC VI, 444.

 

Born of an exhibition to complete a Master’s degree, the work Être précaire [Precarious Being] is not the conclusion of a research project; it is one of the many stages in building a more or less sizeable periphery around the representation of death.

It is a state that affects all living things in a moment of fragility. Plants, seen in their corruption, still exist in their new shape. The faded flower is still a flower.

To be precarious is to be constantly on a tightrope. A state that distorts our relationship with time and place, it raises the questions of being, becoming and transition. Despite the alteration in cohesion, does something still persist beyond that which is perishable ?  

The objects here are precarious and moving, they form tableaux in which plants criss-cross and entwine, filling the space and coalescing in the light. They reveal a truth in which beauty and poetry leave an aftertaste of gentle morbidity.

 

Note of thanks:
I am grateful to Langage Plus for giving me the opportunity to progress in a professional context for my master studies graduation. Thanks to Ateliers de production en art actuel TOUTTOUT for supporting the creation in contemporary art in regional area and at last thanks to the Université du Québec à Chicoutimi, in particular to my research director Mathieu Valade for his support, to all of the teachers of the arts program and to the technicians for their invaluable assistance.